Retour à l'accueil Quatre regards pour mieux comprendre...
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Suites bureautiques : quels choix aujourd'hui pour les entreprises ?
L'univers bien fermé de la bureautique est entré récemment dans une zone de turbulences. Jusqu'alors, la plupart des entreprises s'équipaient, sans trop se poser de question, de la suite propriétaire Office de Microsoft. De fait, cette solution - forte de plus de 500 millions d'utilisateurs dans le monde et de 96 % de parts de marché – est encore aujourd'hui en quasi situation de monopole (24, 35). De cette ère "Microsoft only" on retiendra sans doute une période proposant certes un produit aux fondations solides mais aussi une période assez décevante en termes d'innovation et qui laisse un goût amer aux directions en termes de coût : faute d'une concurrence en position de force, la suite de Microsoft est commercialisée à un prix que beaucoup d'entreprises jugent exorbitant. Côté mise en œuvre, le consultant Frédéric Cavazza dresse un bilan édifiant de la situation encore en cours : "Les entreprises font le constat de 25 ans de situation monopolistique aboutissant à un échec. Lotus Notes ou Microsoft Office ne sont pas des outils pleinement efficaces, car trop lourds à mettre en oeuvre et trop complexes pour les utilisateurs" (4).
FILTRAGE INTERNET : LA FIN DE LA PARTIE ?
Un accès illimité, libre et sans contrôle à Internet est une expérience que vivent des millions d'usagers quotidiennement mais qui est certainement sur le point de disparaître. Cet accès est en tout cas fortement remis en cause (6). Il est vrai que les débats autour de la liberté d'expression, de la surveillance des internautes et de la neutralité des réseaux sont aussi vieux que le Net lui-même mais, depuis quelque temps, il n'est plus question de débat. On assiste, en France comme à l'étranger, à la mise en place de solutions radicales et massives qui attaquent de front les bases historiques d'Internet, les autorités légales estimant, en s'appuyant sur des exemples particulièrement excessifs, que la situation n'est plus tolérable... (8).
Informations, données électroniques : l'overdose?(2)
"Et si la surinformation était l'un des maux de notre société contemporaine ?", nous interrogions-nous dans le premier volet de ce dossier panoramique... Le débat est assurément sociétal et pousse de nombreux spécialistes et anonymes à communiquer sur le sujet... Comme le souligne fort à propos Daniel Hillis (fondateur de Metaweb et d'Applied Minds), l'avancée des technologies de l'information, la puissance croissante des médias, notre faiblesse à recevoir l'information (superficialité de nos écrémages) sont les symptômes (pas les causes) d'une situation dramatique : nous avons un besoin insatiable d'information : "nous ne voulons pas seulement plus, nous avons besoin de plus" (131). Pour quelle raison ? Selon lui, nous avons besoin d'en savoir plus pour être mieux connectés à notre environnement et mieux le comprendre. Notre monde nous demande d'être plus intelligents même si pour cela, il faut sacrifier la "profondeur" de notre connaissance. Avec quelles conséquences ? Le débat – passionnant là encore - bat son plein sur Internet. Nicolas Carr est bien sûr de la partie et son article intitulé "Google nous rend-il idiot ?" est bien parti pour connaître un succès supérieur à sa perle précédente "IT doesn't matter" qui a défrayé la chronique il y a quelques mois sur la stratosphère IT. Lui, comme les autres, alimente le débat davantage par les questions que par les réponses : le Net érode-t-il notre capacité de concentration et de réflexion ? Les médias modèlent-ils notre processus de pensée ? L'électronique transforme- t-elle la manière dont on lit, et si oui, dans quel sens ? L'abondance de flux informatifs a-t-elle détruit l'isolement dans lequel nous affrontions le monde ? La surinformation nous rend-elle idiot ou est-elle liée à un nouveau besoin ? Si Daniel Hillis explique que "Nous avons besoin d'en savoir plus parce que nous avons à prendre plus de décisions : nous devons choisir notre propre religion, notre propre service de communication, notre propre service de santé." (131), d'autres affirment que nous avalons aussi béatement tout ce qui nous tombe sous les yeux pour tout oublier très vite et que nous perdons des facultés intellectuelles essentielles... Le débat est loin d'être clos... Evidemment ces préoccupations touchent de plein fouet l'information professionnelle. La surinformation peut-elle expliquer le fait que les salariés sont de plus en plus stressés, déprimés, en situation de mal-être et certainement moins disponibles dans leur travail ? Un débat à la fois nouveau et sensible sur lequel l'entreprise ne peut plus faire l'impasse. C'est incontestablement un aspect déroutant de "l'information overload" qui s'ajoute à toutes les questions plus matérielles liées au sujet auxquelles les structures professionnelles doivent déjà faire face. Pour tenter de répondre à ces préoccupations, elles se sont dotées de spécialistes des archives, de la documentation, de la communication ou de la législation et se sont équipées d'approches et de méthodes diversifiées pour canaliser l'information et la restituer. Un aperçu de ces initiatives est proposé dans ce deuxième volet. Il pousse à constater que le résultat est loin d'être parfait pour les entreprises : les flux informatifs les ont submergées, le législateur les a contraintes à agir (parfois dans un sens incompatible avec leurs impératifs technologiques), leurs DSI semblent fort en difficulté dès lors qu'il s'agit de mettre en place une solution globale et transversale pour gérer la production d'information de l'entreprise et vers l'entreprise (gestion de données, stockage, archivage, restitution...), leurs salariés semblent même prendre un malin plaisir à multiplier les bévues au risque de créer de sérieux problèmes juridiques à leur employeur et s'enthousiasment pour des technologies collaboratives, estampillées 2.0, dont on ne maîtrise pas du tout le contenu. Comment cela va-t-il finir ?... Quelques espoirs se fondent sur le pouvoir de l'expert et ses capacités à démêler ce sac de nœuds... Mais celui-ci, en se servant de toutes les innovations et technologies à sa disposition, saura-t-il élaborer un mécanisme suffisamment subtil pour maîtriser la surcharge informationnelle ?
Community manager: un homme d'influence au service de l'entreprise

Les marques se mettent à surfer sur la vague participative, conscientes que les médias sociaux (blogs et micro-blogs, réseaux sociaux, forum...) sont devenus de formidables carrefours d'audience. Mais les premières expériences ont montré qu'il n'était pas question d'être présent sur ces médias seulement pour y être présent. Pire, en termes d'image, il peut être dangereux de se lancer en se contentant du minimum. Pour investir cet univers, il faut une vraie stratégie de marketing communautaire, il faut littéralement apprendre à cultiver sa présence sur le Net. Pour cela, de nombreuses start-up, mais aussi de plus en plus de grands groupes, ont tendance à faire appel aux compétences d'un professionnel d'un genre nouveau, sorte de responsable de communauté, généralement désigné sous son intitulé anglais, "community manager". Il s'agit d'un professionnel multi-facettes, à l'aise avec tout ce qui touche au support client, aux services business, à la documentation et au journalisme, capable à la fois de comprendre les besoins techniques des différents services internes (production, marketing) et ceux de la communauté externe (clients, curieux, internautes influents...) et de faire le lien entre ces deux univers. Cette fonction hybride, plutôt complexe, pourrait prendre une importance croissante dans les années à venir, au point de devenir un poste aussi indispensable au sein des entreprises qu'une solide équipe technique ou une direction marketing groupe. A une nuance près : la fonction demande un tel doigté que la personne qui l'assume est en permanence sur un siège éjectable.

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